Courrier adressé au Président de la République concernant la gouvernance du CNC
01.03-2021
CONSEIL DE DIRECTION
GOUVERNANCE DU CNC
Chers Membres,
Nous vous prions de trouver ci-dessous le courrier adressé vendredi 26 février 2021, après concertation et approbation du Bureau de l’UPC, au Président de la République, à propos de la gouvernance du CNC, par les organisations suivantes :
Collectif 50/50
DIRE – Distributeurs indépendants réunis européens
GNCR – Groupement national des cinémas de recherche
L’ARP – Société civile des auteurs réalisateurs producteurs
SDI – Syndicat des distributeurs indépendants
SNAC – Syndicat national des auteurs et compositeurs
SPI – Syndicat des producteurs indépendants
SPIAC CGT – Syndicat des professionnels des industries de l’audiovisuel et du cinéma SRF – Société des réalisateurs de films
UPC – Union des producteurs de cinéma
M. Emmanuel Macron
Président de la République
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg-Saint-Honoré
75008 Paris
Monsieur le Président de la République,
Nos organisations, représentantes des auteurs, réalisateurs, producteurs, distributeurs et exploitants cinématographiques ou audiovisuels, ainsi que le collectif 50/50, tiennent à souligner auprès de vous le besoin d’une gouvernance refondée et relégitimée à la tête du CNC, qui passe nécessairement par la mise en retrait temporaire du Président du CNC, suite à sa récente mise en examen.
Sans remettre en question le principe fondamental de la présomption d’innocence ni la qualité du travail effectué avec Dominique Boutonnat depuis sa nomination, sa mise en examen va interférer dans les nombreux et importants chantiers sur lesquels nous travaillons actuellement avec le CNC, dans un calendrier qui est, à la demande même du Gouvernement, extrêmement serré.
En cas de mise en examen, la règle que vous avez imposée au Gouvernement est la mise en retrait ; c’est ce même principe qui est prôné par le CNC dans le cadre de la formation obligatoire des professionnels bénéficiant d’aides, pour prévenir les violences sexistes et sexuelles, mise en place avec notre soutien unanime, depuis l’automne 2020, par le CNC lui-même.
De manière analogue et cohérente, cette règle devrait donc s’étendre à la personne qui assume la présidence du CNC.
Nous espérons qu’une solution puisse être rapidement mise en place en concertation avec nos organisations pour que la relation de confiance établie avec le CNC puisse perdurer et nous permettre de poursuivre les discussions nationales et internationales en cours de façon paisible et sereine. Dans le cas contraire, cela pourrait entraîner une situation de blocage, dans un contexte où les négociations en cours avec les plus grands acteurs du secteur représentent des défis majeurs.
Confiants dans votre compréhension de l’importance de ces enjeux, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de notre très haute considération.




