Voeux 2021
07.01-2021
Chères productrices, chers producteurs,
Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour l’année 2021 qui verra, nous l’espérons, la reprise effective et durable de notre activité.
Nous savons combien d’efforts vous ont été nécessaires pour continuer – dans un contexte de désordre et d’incertitude – à développer, préparer et tourner les films auxquels vous croyez.
L’UPC est, et demeure, le premier syndicat de producteurs de cinéma français.
Son action à vos côtés a été, plus que jamais, déterminante pour la défense collective de la culture et de nos intérêts sociaux et financiers.
L’année 2020 a été une année historique à bien des égards
La Covid 19 a conduit à la fermeture brutale des salles de cinéma françaises, à l’affaiblissement des diffuseurs historiques et corrélativement a propulsé la consommation numérique des œuvres à des niveaux que Netflix, Amazon Prime, Disney+, Apple TV+ et autres plateformes n’auraient espéré atteindre si vite dans leurs projections les plus optimistes.
Hasard (heureux) du calendrier, la crise économique a aussi coïncidé avec l’élaboration du décret d’application de la directive SMA qui oblige les plateformes de streaming à investir dans les productions françaises cinématographiques et audiovisuelles. L’UPC a défendu avec fermeté et conviction le modèle français et la diversité de ses créations. Nous espérons que dès la fin du premier semestre 2021 ces financements supplémentaires viendront abonder les budgets de nos films.
Sans grande surprise, le nombre de films présentés à la commission d’agrément des investissements est en baisse de près de 30 %.
Les chiffres de la fréquentation cinématographique ont, hélas, affiché une chute vertigineuse de 70%, avec 65 millions de spectateurs en 2020 contre 213 millions en 2019. Pour autant le cinéma français continue d’être plébiscité par les spectateurs tant sur le petit écran lors des confinements, que dans les salles avec une part de marché de 60%.
Convaincue de la force et de la diversité de nos films ainsi que de l’attente forte qu’en ont les spectateurs, l’UPC relèvera avec détermination les défis de 2021 :
-
Dans un contexte de mutation sectorielle et de crise économique, s’assurer de la pérennisation et de la diversité des sources de financement nécessaires à la fabrication de nos films ;
-
Veiller à ce que nos films puissent accéder aux salles de cinéma dès leur réouverture ;
-
Défendre, face aux plateformes de streaming, l’indépendance de notre production ;
Négocier la future chronologie des médias ;
Renégocier les accords interprofessionnels.
En 2021, encore davantage de cohérence sectorielle
Un grand nombre d’actions menées en 2020 par l’UPC, l’ont été dans le cadre du BLOC, ou en configuration plus restreinte, notamment avec l’API, le SPI, la SRF et l’ARP réunis dans une Task force dédiée aux négociations du décret SMA avec le ministère de la culture et le CNC.
En améliorant notre cohérence sectorielle nous avons su donner davantage de poids à nos revendications. Aussi, devrons nous encourager en 2021 le rapprochement des organisations professionnelles de producteurs, afin de mieux coordonner nos actions communes.
Ces enjeux que nous devrons collectivement relever en 2021 nous contraignent à renforcer le poids politique de notre syndicat face aux pouvoirs publics. Ceci doit passer par une meilleure pédagogie sur le métier de producteur et son rôle dans la chaîne de la création, grâce à une meilleure communication externe de l’UPC.
Isabelle Madelaine, Présidente
Valérie Lépine-Karnik, Déléguée Générale





